Nous, peuple centrafricain, conscient de notre unité dans la diversité ethnique et culturelle, affirmant notre volonté de vivre ensemble dans la paix, la fraternité et la solidarité, proclamons solennellement la présente Constitution comme loi fondamentale de la République Centrafricaine.
Réaffirmant notre attachement aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales tels que définis par la Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples du 27 juin 1981, et les autres instruments internationaux auxquels la République Centrafricaine est partie.
Proclamant notre ferme engagement en faveur de la dignité de la personne humaine, de l'égalité de tous les citoyens devant la loi sans distinction de sexe, d'origine sociale, de religion ou de conviction politique.
Soulignant notre attachement indéfectible à la souveraineté nationale et au refus de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la République, tout en reconnaissant la nécessité d'une coopération internationale fondée sur le respect mutuel et l'égalité souveraine des États.
Affirmant notre rejet catégorique de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement et de toute prise du pouvoir par la force, conformément aux principes de l'Acte constitutif de l'Union africaine.
Déterminés à bâtir un État de droit, démocratique, laïc et social, où le sango et le français, langues officielles, symbolisent l'unité culturelle et l'ouverture de la République sur le monde.
Convaincus que le développement durable et la préservation de notre environnement constituent une responsabilité collective vis-à-vis des générations présentes et futures.
Exprimant notre volonté irréversible de réconcilier le peuple centrafricain autour des valeurs de paix, de justice et de solidarité, afin que plus jamais la violence ne soit un mode de règlement des conflits politiques sur notre sol.